Le projet

Innu Meshkenu trouve son origine dans la vision d’un homme, un homme qui s’est d’abord construit pour ensuite participer à la construction ou à la reconstruction des siens, soit le peuple innu mais aussi l’ensemble des communautés autochtones, quelles qu’elles soient.

Cet homme, le Dr Stanley Vollant, a amorcé une profonde réflexion en 2008 alors qu’il marchait sur le chemin de Compos­telle. Au cours de cette marche, il a pris l’ultime engagement de s’investir dans l’amélioration des conditions de vie des siens.

 

 

L'origine de la démarche

« J’ai d’abord cru que je faisais un rêve.

C’est arrivé en 2008 alors que je marchais sur le chemin de Compostelle. Les pieds meurtris. Ampoules par-dessus ampoules. Le niveau d’énergie à plat. Vidé par l’effort constant.

C’était la nuit. Et je dormais. À poings fermés.

Je me voyais marcher d’une communauté à l’autre. Je parlais avec les jeunes, je tentais de les inspirer, de leur dire qu’il était possible de réaliser leurs rêves, même les plus fous, mêmes les plus vrais. Je leur disais qu’un autre demain était envisageable. Mes ancêtres eux aussi me parlaient. Ils me disaient que je devais le faire.

Que je devais le faire.

Je ressentais la détresse des communautés et l’urgence d’agir. Je voyais les suicides, je voyais la recherche de l’identité, le décrochage scolaire, les problèmes de diabète, l’éloignement des géné-rations, l’éloignement des peuples. Je voyais.

Je devais le faire.

Au petit matin, le rêve n’était pas flou comme trop de rêves le deviennent lorsque baignés de la lumière du crépuscule. Bien au contraire. Le rêve était là. Plus vivant, plus vrai, plus urgent.

Tout était clair dans ma tête.

Je devais le faire.

C’était ma voie. Ma destinée.

Je devais le faire.

J’ai d’abord cru que je faisais un rêve.

J’ai compris que c’était une vision ».

 

- Stanley Vollant

 

 

La poursuite du projet

À son retour, le Dr. Stanley Vollant s’est entouré d’une équipe de volontaires qui ont travaillé d’arrache-pied pour concrétiser l’engagement pris sur la route de Compostelle. La première étape a été de d’initier un itinéraire de plus de 6 000 kilomètres permet­tant au Dr. Vollant de parcourir la route de ses ancêtres innus et de rencontrer, le long de ce parcours, les membres des Premières Nations. Le but ultime : inspirer les Premières Nations à l’impor­tance des saines habitudes de vie et de la persévérance scolaire.